Ouah ! Nous avons entendu "brinder les poëles"... C'est quoi ? Bah, une tradition du Pays de la Mée, et d'autres régions sans doute. Voilà, pour cela, il faut une grande bassine d'airain (comme pour la lessive, ou pour la cuisson des cochonailles...), des joncs, de l'eau et deux exécutants. Cela fonctionne selon le principe du violon : une corde vibrant sur une caisse de résonance à l'aide d'un archet. La corde, ce sont les joncs rassemblés en faisceau ; la caisse de résonance, c'est la poêle et l'archet : les mains. On se sert de vinaigre pour humecter les joncs. La poêle était le plus souvent placée sur un trépied pour laisser le maximum de surface vibrante ; on y versait de l'eau pour y tremper les joncs et les mains tout en amplifiant les vibrations. Chacun des exécutants se plaçait de chaque côté de la poêle, l'un retenant fortement les joncs sur le rebord du bassin sans en toucher les bords avec les doigts, et l'autre frottant les joncs dans le sens de la longueur en les prenant dans ses mains. Et à la Saint-Jean, les poëles se "répondaient" de village en village...
 Ceci se passait au Lavoir des Racontars. J'ai enregistré quelques trucs sympas, que je passerai sur la radio un de ces soirs... Et bien sûr, votre Webby préféré a essayé !
Vous avez lu sans doute comme moi : les amis de Sarko traitent leurs adversaires de "salopes". Bien sûr, quand on ne sait pas répondre à quelqu'un, on essaie de l'enfoncer... A propos, la réforme des Universités n'est plus que peau de chagrin... Pauvre ministre ! Elles et eux aussi pris pour des imbéciles par leur chef !
Le 30 juin 1934, à Berlin, reste connu comme «La Nuit des longs couteaux». Hitler élimine les extrémistes de son parti, groupés autour des SA de Rohm. On évalue à 85 le nombre d'assassinats. Parmi les victimes figurent surtout des nazis de la première heure : Ernst Rohm, chef des SA, Kurt von Schleicher, Karl Ernst, Gregor Strasser,... mais aussi des opposants catholiques : Erich Klauser, secrétaire général de l'Action catholique, Edgar Jung, autre dirigeant de l'Action catholique...
Le 30 juin 1936, le négus Haïlé Sélassié plaide avec émotion la cause de l'Ethiopie devant la Société des Nations. L'Éthiopie a été envahie par l'armée de Mussolini. Son empereur en exil devient le symbole de la résistance au fascisme… et de l'impuissance des démocraties.
Le 30 juin 1933 naissait Léa Massari, (de son vrai nom Anna Maria Massatani), actrice italienne. Les dingues et les paumés jouent avec leurs manies. Dans leurs chambres blindées, leurs fleurs sont carnivores Et quand leurs monstres crient trop près de la sortie, Ils accouchent des scorpions et pleurent des mandragores Et leurs aéroports se transforment en bunkers, À quatre heures du matin derrière un téléphone. Quand leurs voix qui s'appellent se changent en revolvers Et s'invitent à calter en se gueulant "come on !"
Les dingues et les paumés se cherchent sous la pluie Et se font boire le sang de leurs visions perdues Et dans leurs yeux-mescal masquant leur nostalgie. Ils voient se dérouler la fin d'une inconnue. Ils voient des rois-fantômes sur des flippers en ruine, Crachant l'amour-folie de leurs nuits-métropoles. Ils croient voir venir Dieu ils relisent Hölderlin Et retombent dans leurs bras glacés de baby-doll.
Les dingues et les paumés se traînent chez les Borgia Suivis d'un vieil écho jouant du rock 'n' roll Puis s'enfoncent comme des rats dans leurs banlieues by night, Essayant d'accrocher un regard à leur khôl Et lorsque leurs tumbas jouent à guichet fermé, Ils tournent dans un cachot avec la gueule en moins Et sont comme les joueurs courant décapités Ramasser leurs jetons chez les dealers du coin.
Les dingues et les paumés s'arrachent leur placenta Et se greffent un pavé à la place du cerveau Puis s'offrent des mygales au bout d'un bazooka En se faisant danser jusqu'au dernier mambo. Ce sont des loups frileux au bras d'une autre mort, Piétinant dans la boue les dernières fleurs du mal. Ils ont cru s'enivrer des chants de Maldoror Et maintenant, ils s'écroulent dans leur ombre animale.
Les dingues et les paumés sacrifient Don Quichotte Sur l'hôtel enfumé de leurs fibres nerveuses Puis ils disent à leur reine en riant du boycott : "La solitude n'est plus une maladie honteuse. Reprends tes walkyries pour tes valseurs maso. Mon cheval écorché m'appelle au fond d'un bar Et cet ange qui me gueule : "viens chez moi, mon salaud" M'invite à faire danser l'aiguille de mon radar." Mon premier est la première lettre de l'alphabet. Mon deuxième est un féculent qui se mange beaucoup en Chine. Mon troisième est un animal que l'on croit bête. Mon tout est un prénom de fille. Au milieu de 20 chinois, il y a une rivière qui les sépare. Donc il y en 10 d'un coté et 10 de l'autre. Ils veulent se dire bonjour. Comment font-ils ? Mon premier est un titre écclésiastique. Mon deuxième est un bout de hareng. Mon tout est bizarre.
Solutions (Juin 2007) |